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Sirchis Nicolas

nicolas sirkis

Il est né le 22 juin 1959 (de son vrai nom Nicolas Sirchis) à Antony, avec son frère jumeau Stéphane. Il vécu deux ans en région parisienne, à Igny. Son père est alors ingénieur atomiste à Saclay. Il arriva à l'âge de deux ans à Bruxelles où son père fut nommé à l'Euratom (l'Europe des énergies atomiques).

Il vivait dans une grande maison, dans un quartier populaire, résidentiel et très calme. Il y avait donc les parents, Christophe (l'aîné), Stéphane et lui. A l'époque, ils avaient beaucoup d'animaux: des lapins, des poules,... Il s'amusait bien avec son père à cette époque.

Avec Stéphane, ils avaient toujours eu des caractères différents, mais ils avaient quand même la complicité des jumeaux: ils échangeaient leurs pyjamas ou se faisaient passer l'un pour l'autre.

Il allait à l'école européenne. Il y avait des classes pour chaque langue, et se battait toujours avec les Allemands.

Il y resta jusqu'à l'âge de douze ans, puis il alla au Lycée Français de Belgique, où il a commencé à fréquenter le monde diplômatique. Il y avait là tous les fils d'ambassadeurs du Dahomey, du Cameroun,... C'était le début des périodes de grèves dans les lycées, des manifestations, ... Son père avait acheté une ferme dans le Tarn, et il y passait les trois mois de vacances. C'était la campagne et ça le changeait.

Ses parents ne s'entendaient plus, et les mirent en pension. Ce furent les deux années les plus terribles de sa jeunesse dans ce pensionnat religieux. C'est la première fois qu'il était séparé de la cellule familiale.

Sa mère vivait seule à Tournai dans une maison de maître, à cent kilomètres de Bruxelles et autant de la pension. Il rentrait tous les week-ends, le samedi était le seul jour joyeux de la semaine, mais le dimanche il avait le cafard à l'idée de repartir en pension. Pour Stéphane et lui, c'était difficile, mais ils y sont restés. Ils étaient dans la même classe, mais ils avaient des copains différents, ils étaient ensembles et séparés à la fois.

Au bout de deux ans qu'il subissait cette école, sa mère a pris la décision de revenir en France. Il s'en faisait une fête, mais ce fut une nouvelle désillusion, car il atterrit en banlieue, dans un petit appartement alors qu'il avait toujours vécu dans de grandes maisons. Puis il découvrit les C.E.S. de banlieue, où c'était la zone. C'était en 1974, à Chatillon.

Autre désenchantement : pour la première fois, Stéphane et lui furent séparés de force. Ils rentraient en quatrième, et il y avait une histoire de quotas : 50 % des élèves devaient aller au bac et le reste en technique. Il avait exactement les mêmes notes que Stéphane et s‘est retrouvé en quatrième aménagée avec les zonards (dans une classe de paumés et de loubards) tandis que son frère se retrouvait dans une belle classe, avec plein de filles, chose dont il était également jaloux.

C'était la fin de l'enfance et les premiers désenchantements sur la vie: accrochages avec des mômes des cités de transit, des gitans... En Belgique, c'était très calme et il ignorait tout ça. Par contre, il commençait à aller à Paris tout seul. Stéphane avait plus de copains que lui (il était assez réservé). Il eu son BEPC, mais le lycée ne voulait pas qu'il rentre en second cycle. Ils voulaient l'orienter vers la technique, pour apprendre la comptabilité, alors qu'il avait de bonnes notes. Cela accentua sa révolte contre les profs. Dans sa classe, il avait l'impression que tous les efforts qu'il pouvait fournir ne servaient à rien, puisqu'il était sur une voie de garage, qui ne pouvait que mener au technique, au mieux.

Sa mère et lui ne voulaient pas de ça. Alors malgré le peu d'argent, elle l'envoya dans une école privée, au Cours Montaigne à Clamart, où il resta un an seulement.

C'est en fréquentant les abords du lycée Montaigne, qu'il rencontra les cousines de Dimitri Bodianski. Il commençait à sortir beaucoup le soir et à faire la fête.

C'est donc à Paris qu'il eut ses premiers contacts avec la musique. Avant il s'intéressait surtout au cinéma. Son grand frère l'avait emmené voir le film "Woodstock", et ça l'avait marqué. La foule lui faisait un peu peur, mais ces gens sur scène, à l'aise et semblant s'éclater, l'avaient frappé. Pour la première fois il eut envie d'être à leur place.

Son premier vrai "enthousiasme" pour la musique, fut David Bowie.

Il redoubla sa première, et fut viré avec Stéphane à la fin de l'année. A l'époque tout le monde fumait des pétards, mais il y avait des gars qui se mettaient à des choses plus dures. Et avec des amis, pour déconner, ils avaient mis de l'Aspegic dans un sachet de plastique, et en classe, ils faisaient semblant d'en respirer et d'avoir des "impressions". Avec son frère, il s'est retrouvé dans un cours rue de Varennes. Il a essayé de "convertir" certains élèves, mais au bout de trois mois ils ont encore été virés. Car les parents sont allés se plaindre à la direction que les deux nouveaux élèves, les "Sirkis Brothers", essayaient de convertir leurs enfants au gauchisme et au rock'n'roll. Lui était fan de Patti Smith à l'époque, et avait adopté son look: chemise blanche trop grande, costume noir et chevelure ébouriffée. Il adhéra à Amnesty International et Stéphane était trotskiste. Ils y sont restés un trimestre.

Ensuite il a travaillé trois mois à l'EDF, pour se payer l'école privée Port-Royal, pour passer son bac. La première fois il l'a passé par correspondance, la seconde fois à Port-Royal, la troisième fois il ne sait plus, bref il l'a raté quatre fois! Il fit une année de terminale, une année de capacité en droit, un an de lycée d'adulte, enfin, ne faisait rien pendant dix mois, et bossait à fond les dernières semaines, ce qui n'était pas la meilleure technique. Le reste du temps il commençait à s'intéresser aux radios libres et aux fanzines.

Stéphane avait un groupe de rock, et est allé les voir pour chanter. Ils ont répété trois mois et fait un concert. Ils s'appelaient "Les Espions". C'était le début du mouvement punk, et ils voulaient faire du rock dur et militant à la Clash. C'est là qu'est né le premier Dizzidence Politik, dont il avait écrit le texte, et c'était un reggae! Ils faisaient des chansons sur les gosses de riches, se révoltaient contre les groupes de l'époque qui avaient plein d'argent pour faire du rock et se prétendaient punks. Ce fut ses premières armes de chanteur, et il n'y avait pas de quoi être fier. Puis en fin d'année le groupe se sépara.

Il continua de zoner, faisant une capacité en droit dans une fac, mais de très loin. Le rock le faisait bouger, mais chanteur, journaliste, animateur de radio, il ne savait pas encore quoi faire. Il voulait seulement aller le plus loin possible dans l'expérience du rock.

En 1981, il forme avec Dominique Nicolas le groupe Indochine. Ce n'est que peu après que Stéphane les rejoindra (sur l'album "L'Aventurier"). Puis ce sera au tour de Dimitri Bodianski de les rejoindre.

En 1992, il sortit un album solo, intitulé "Dans La Lune", avec l'aide de Marion Bataille, sa petite amie de l'époque.

Il se maria avec l'actrice Marie Guillard le 22 juillet 1995 pour divorcer le 30 novembre 1998. Le 24 septembre 2003, il se remarie avec Gwenaëlle Bouchet (bassiste du groupe Madinkà), avec laquelle il aura une petite fille prénommée Théa le 25 octobre 2001.

Il perdra Stéphane le 27 février 1999, à la suite d'une hépatite fulgurante.

Il sera papa d'une petite fille prénommée Théa qui naîtra le 25 octobre 2001 et d'un petit garçon qui naîtra le 07 octobre 2008.

Nicola est le parrain (depuis août 2006) de l'association du "craniopharyngiome" et est également parrain de coeur de l'Association Estelle.

Il est actuellement le seul membre restant de la formation initiale.

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