La guerre est finie

la guerre est finie

1966, réalisé par Alain Resnais

Diégo, qui se fait parfois appeler Carlos, Domingo, voire René Sallanches lorsque celui-ci lui prête son passeport pour passer la frontière d'Espagne, est un cadre permanent du Parti Communiste Espagnol en exil à Paris depuis l'accession du Général Franco au pouvoir. Sa dernière mission clandestine outre Pyrénées a été périlleuse et il en revient sceptique sur les perspectives de la lutte anti-franquiste. Il craint aussi que son camarade Juan, qui doit à son tour partir en Espagne, ne se fasse arrêter dès son arrivée à Madrid, et il s'efforce d'en retrouver la trace dans la banlieue parisienne, où vivent nombre de réfugiés espagnols, pour l'empêcher de partir. Mais il est trop tard, Juan est en route pour Barcelone. Diégo va alors rendre son passeport à Sallanches dont la fille, Nadine, se donne à lui dès leur première rencontre. Puis il rejoint enfin sa compagne, Marianne, qui sans y participer, n'ignore rien de ses activités militantes. Lorsque Diégo rend compte aux responsables du Parti de sa mission et de ses conclusions, il lui est reproché un pessimisme peu compatible avec le succès espéré de l'action en cours, un mot d'ordre de grève générale en Espagne, et on lui suggère de se reposer tandis qu'un autre camarade, Ramon, s'efforcera de rattraper Juan. Condamné à l'inaction, Diégo a le loisir de rencontrer de jeunes étudiants activistes, amis de Nadine, qui prônent l'action violente et auxquels il tentera de démontrer que leur attitude irresponsable nuit en fait au développement des luttes révolutionnaires. Mais le repos forcé sera de courte durée pour Diégo, car Ramon succombe à une crise cardiaque. Il part pour l'Espagne où un piège lui est tendu dont Nadine est informée. Elle en avertit les militants qui chargent alors Marianne de tenter d'intercepter Diégo et Juan à Barcelone.