Toulouse, 18 octobre 2009

Arrêt Toulouse Meteor.

18 octobre. Zénith de Toulouse. 9 000 places.
Concert complet. 2h00 d’avance à l’arrivée.
Ils sont tous dehors. 2h00 d’attente.
Public surprenant. On dirait des familles.
Avec mon t-shirt Paradize et mon bonnet A&J, je me sens seul.
1h30 pour que tout le monde rentre.

Flashback
1° album : le Péril Jaune. 1er concert sur le Tour 88.
Que de changements. Difficiles années 90. Pour le groupe. Pour les fans.
La revanche est là. Une belle leçon de vie.

Entrée dans la salle. 1ère partie médiocre.

Puis le noir total. Le silence.
D’un coup les sirènes. Moteurs d’avions. Angoisse. Bombardements. Jets de lumière.
Frissons dans la fosse.
Sur des panneaux en noir et blanc, les dictateurs du XX° siècle apparaissent dans toute leur hystérie.
Un voile recouvre la scène, un peu comme l’Alice & June tour.
Les sirènes s’arrêtent laissant place à des éclairs. Un fond rythmé s’installe.
La montée s’accélère. La salle devient chaos. Le groupe apparaît. Le voile se déchire.
La fosse s’emporte comme une vague. Les bras se lèvent. GO RIMBAUD !
Sirkis occupe la scène. Depuis plus de 25 ans.
La playlist s’enchaîne dans un rythme effréné. Surprenant.
La République est un album calme. Solennel. Mélodieux.
Et pourtant. Quand va-t-il respirer ?
Étonnement encore à la reprise de Drugstar, tiré de l’album Wax.
Enchaîné avec Le Lac. Grand moment visuel. Grand moment de communion avec le public.
C’est la chanson qui tue.
Des amoureux à côté de moi.
La musique se cale sur leurs mouvements. La fosse s’accorde à leurs baisers.
Le spectacle est partout. Je flotte dans l’Indowave. Plus qu’une sensation. Comme un abandon.
Puis "j’ai demandé à la lune". La foule reprend.
Le morceau, trop entendu, me tend un peu les nerfs, comme "Tes yeux noirs".
Le visuel m’accroche. C’est surréaliste.
Puis Tes yeux noirs et 3° sexe au piano. Un peu de calme avant un Ange à ma table.
Montage vidéo. Duo avec la voix féminine. Toujours ce fond un peu mélancolique.
Plein les yeux. Plein les oreilles.
Encore une accélération : medley avec Adora version speed.
Le morceau prend une valeur inconnue jusque là. Quel déchaînement !

Voilà. La suite chacun ira la découvrir par lui-même. Difficile d’y mettre des mots.
15 jours après toujours dans le sillage du Météore. Grosse Indobaffe et un peu de mal à redescendre.
Je n'arrive pas à m'en remettre. J'ai la tête à l'envers.

Je reviendrai en prendre une bonne en Mars. Sur l'autre joue. Pour équilibrer.
Putain de tournée. Putain de groupe. Putain de public.

Andréa, 31.10.09