Olympia, 26 juin 2009

C'était l'heure des retrouvailles hier soir à l'Olympia, pour nous, les fans d'Indochine, venus en nombre remplir la salle mythique parisienne de l’Olympia.

Une date symbolique, un an avant le 26 juin 2010, l'heure du grand défi du Stade de France pour Nicola et ses compères.

Après une première partie maîtrisée par le groupe Asyl, habitué du genre, la tension était à son comble dans la salle quand un voile noir a été tendu, et que "Republika Ouverture" a retentit. Une longue intro, comme Indo en a l'habitude et qui fait trépigner d'impatience son public.

Le voile noir tombe et c'est parti avec un "Electrastar" bien à propos pour ces retrouvailles : "Je voudrais te revoir ..." Après deux ans et demi d'attente, nous avons revu notre Nicola sur scène. Slim bleu, t-shirt manches courtes sous un petit gilet : pas de tenue de cérémonie mais un look étonnemment décontracté. Un style qui finalement allait avec l'ambiance du concert : plutôt intimiste, familial, bref, de vraies retrouvailles.

Le groupe enchaîne avec "Marilyn", toujours de l'album Paradize. Puis très vite, on passe aux choses sérieuses : "Republika". Très vite aussi, ce sont les deux singles du nouvel album qui mettent le feu à la salle : "Little Dolls" et "Play Boy". Pas de doute, les nouveaux morceaux d'Indochine fonctionnent et sont déjà adoptés, et repris évidemment en choeur. L'album sera exploité pratiquement en entier. Nicola a même invité Suzanne Combeaud sur scène pour chanter avec lui "Un ange à ma table". Pourtant, nous sommes loin d'une simple présentation d'album!

Au bout d'une heure et demie ponctuée essentiellement de la République des Meteors et de Paradize, le medley arrive, la reprise "You Spin me Around" en tête. Puis, place aux tubes cultes du groupe. Nicola a fait les choses en grand : "Canary Bay", "Des fleurs pour Salinger", "Trois nuits par semaine", "Les Tsars" ... Nous n'oublierons pas bien sûr "Miss Paramount", rythmé par une chorégraphie surprenante mais très habituelle : des gestes appris par coeur depuis des années, chacun sait pertinemment quand il doit lever les bras ou agiter les mains. Pareil évidemment pour les paroles : les tubes s'enchaînent, c'est si bon de se souvenir.

C'est alors qu'a lieu la grosse surprise de la soirée : "pour la première et dernière fois", Nicola nous offre, accompagné d'une guitare acoustique, un tube rare : "Kao Bang" et il déclare : "80% d'entre vous n'étaient pas nés ..." En regardant vite autour de soi, on se rend compte qu'il n'a pas tort. Le groupe ne lésine pas sur l'énergie pour enflammer la salle sur ces morceaux incontournables. Et le sol de l'Olympia tremble en rythme. Pourtant, entre deux morceaux, nous réussissons à chanter "Joyeux Anniversaire" rien que pour Nicola, et nous avons également réussi a légèrement le déstabiliser, mais il n’en n’était pas moins content !!!!!!!

Pourtant ce ne sont pas ceux-là qui procurent le plus d'émotion, interprétés de manière plus légère et décontractée. Si émotion il y a eu, c'est bien sur les nouvelles chansons. Le travail du groupe s'est ressenti et l'interprétation de Nicola s'est révélée plus authentique, comme notamment sur "Le Lac".

La soirée se termine sur un géant et mythique "Aventurier" et sous nos acclamations, Nicola Sirkis n'a eu de cesse de remercier son "putain de public", et qui a avoué être "pétrifié quelques heures auparavant", se sent désormais comme à la maison et tente quelques expériences, comme un très joli "Je t'aime Tant" à la guitare acoustique avec une voix plus aigüe au dernier couplet pour remplacer la voix de Gwen. Puis il termine sur la chanson cachée "Tom et Jerry", seul au clavier, accompagné de quelques bourdes assumées.

Même si nous sommes prévenus que "ce concert n'aura rien à voir avec ceux de la tournée, ni celui du Stade de France", et que les nombreux cadeaux ont été offerts "parce que vous avez galéré pour avoir les places", le show est prometteur et annonce une tournée fondamentalement réussie pour le groupe, qui, encore une fois, a su imposer ses choix et ses nouvelles évolutions musicales, et est parvenu à se faire suivre par son public et ses fans.